LES MOMENTS CLE DE LA SAISON DES LYONNAISContrairement aux trois années précédentes, le titre de champion de l’OL s’est dessiné très tôt dans la saison. Les Lyonnais ont survolé la L1 de A à Z et méritent plus que jamais leur sacre. Retour étape par étape sur le titre de la confirmation pour cet immense champion qu’est Lyon.
I Trophée des Champions en hors d’œuvreLe championnat n’a pas encore commencé que Lyon donne déjà le ton. Déjà vainqueur à deux reprises de l’épreuve, l’OL remporte à Cannes son troisième Trophée des Champions. Opposés au PSG sur la pelouse de Pierre-de-Coubertin, les Lyonnais ouvrent le score par Elber mais s’imposent finalement aux tirs au but (1-1, 7-6 tab) après l’égalisation de Fiorèse. Le triple champion de France en titre ajoute une nouvelle ligne à son palmarès. Plus honorifique qu’autre chose, ce succès prouve surtout que Lyon aura une nouvelle fois son mot à dire cette saison.
II Fin de saison pour ElberAprès trois matchs pour une seule victoire, Lyon stagne à une dixième place peu représentative de ses ambitions. Ce n’est que le tout début de saison mais la malchance s’accumule pour l’OL. A Metz, où Lyon concède un nouveau match nul (1-1), les Lyonnais perdent Giovane Elber, meilleur buteur lyonnais de la saison précédente. Victime d’une fracture du péroné et d’une luxation de la cheville droite, le Brésilien est contraint de se faire opérer et manque toute la fin de la phase aller. Finalement, le contrat de celui qui avait succédé à Sonny Anderson dans le rôle de buteur sera rompu le vendredi 28 janvier alors que la tension entre Elber et ses dirigeants était arrivée à son paroxysme.
III Wiltord rayonneAprès avoir fait confiance quelques matchs au jeune Brésilien Nilmar pour pallier dans un premier temps l’absence d’Elber, l’OL recrute Sylvain Wiltord en septembre. Après une saison très laborieuse avec Arsenal, l’ancien Rennais et Bordelais retrouve le championnat de France avec plaisir. Et avec l’énorme détermination de prouver qu’il n’est pas mort. Souvent aligné seul en pointe, « Nino » apportera bien plus que n’aurait pu le rêver Jean-Michel Aulas. Auteur de trois buts et deux passes décisives, Wiltord a énormément pesé durant toute la saison sur les défenses adverses. Son abattage en milieu de terrain a également fait très souvent la différence. Le natif de Neuilly-sur-Marne obtient son troisième titre sous un troisième maillot différent (Bordeaux, Arsenal puis Lyon).
IV Caçapa sur le carreauAu soir du 30 octobre, Lyon a retrouvé sa place de leader depuis trois journées. Toujours invaincus à Gerland, les Lyonnais battent Strasbourg grâce à un but de Frau. Mais la mauvaise nouvelle de cette soirée est la blessure de Claudio Caçapa, victime d’une agression du Strasbourgeois Si.Keita. Déjà gravement touché au genou droit la saison d’avant, le défenseur brésilien est de nouveau stoppé par une grave blessure à ce même genou. Le capitaine lyonnais manque quatorze journées de championnat. Il est remplacé en charnière centrale par Lamine Diatta le plus souvent mais Essien brillera également à plusieurs reprises à ce poste inhabituel pour lui. Finalement, il ne retrouvera les siens que début avril. Comme l’homme, la fin de saison de Caçapa sera exemplaire. Aux côtés de son compatriote Cris, le Brésilien forme un duo infranchissable.
V Puydebois mieux qu’intérimaireLa treizième journée est synonyme de malheurs pour l’OL. Déjà privés de Caçapa, les Lyonnais perdent également Grégory Coupet avant le déplacement à Lens. Le deuxième gardien de l’équipe de France, irréprochable depuis le coup d’envoi du championnat, quitte la pelouse de Gerland sur blessure contre Fenerbahce en Ligue des Champions (4-2 pour l’OL). Le diagnostic est terrible pour Paul Le Guen et ses hommes : leur gardien, victime d’une rupture du ligament croisé du genou droit, leur fera défaut durant trois mois. Coupet reviendra finalement un peu plus tôt que prévu. En son absence, sa doublure Nicolas Puydebois n’encaisse que trois buts en six matchs. A tous, l’ancien gardien international Espoirs démontre qu’il a largement le niveau pour être titulaire en L1.
VI Lille crée l’exploitMenacés à Paris (0-0), à Saint-Etienne (3-2) ou contre l’OM (1-1), les Lyonnais chutent pour la première fois de la saison contre leur dauphin Lille, lors de la 22eme journée. Soit 21 matchs d’invincibilité qui laisseront rapidement tous les rivaux de l’OL dans le rétroviseur. Le LOSC joue ce match comme s’il jouait sa survie, laisse énormément de plumes mais réussit l’exploit de battre l’OL 2-1 grâce à un doublé de l’inévitable Matt Moussilou. Une victoire qui fait temporairement des Lillois, déjà tombeurs de Lyon en Coupe de la Ligue quelques semaines plus tôt, la bête noire du pourtant terrifiant leader. Par la suite, seuls Caen et le PSG (même score : 1-0) parviendront à prendre trois points au futur champion. Deux défaites subies en l’espace d’un mois et demi seulement, au seul vrai moment creux connu par l’OL.
VII Monaco passe tout prèsLe 18 février à Louis II, une victoire lyonnaise éliminerait définitivement les Monégasques de la course au titre. En revanche, une défaite et Lyon pourrait voir revenir dans son sillage une équipe de Monaco qui n’a pas dit son dernier mot avant le coup d’envoi. Jusqu’au bout, l’ASM croit réaliser la bonne opération après avoir ouvert le score en fin de match par Julien Rodriguez (83eme). On ne voit alors pas trop comment le champion de France, privé d’Essien sur carton rouge depuis une vingtaine de minutes, pourrait arracher ne serait-ce qu’un point. C’était sans compter sur Jérémy Clément, entré à la pause, qui crucifie Roma dans le temps additionnel. Ce soir-là, la bonne étoile de l’OL veillait sur lui.
VIII Auxerre prend la leçonToujours leader, toujours intouchable, Lyon commence toutefois à montrer quelques signes de faiblesse en ce début du mois d’avril. Eliminé aux tirs au but en quarts de la C1 par le PSV Eindhoven, l’OL sent malgré tout que le titre ne devrait plus lui échapper et souhaite marquer un grand coup à Auxerre où tout le monde l’attend au tournant. Grâce une nouvelle fois au meilleur duo de récupérateurs de tout le championnat – la paire Essien–M.Diarra – et à son extraordinaire tireur de coup-francs et néanmoins excellent créateur Juninho, Lyon fait exploser l’AJA. Humiliés chez eux (3-0), les hommes de Guy Roux assistent ce soir-là au nouvel avènement des Lyonnais.
IX Ajaccio pour le titreLyon n’a plus besoin que de trois points pour obtenir mathématiquement son quatrième titre de champion consécutif. Lille est relégué à huit longueurs avec un match en plus de joué mais les Lyonnais doivent encore battre Ajaccio pour être sacrés officiellement de nouveau. Ajaccio est bien en place mais la sortie sur blessure d'Andre Luiz fait beaucoup de mal à l’ACA. Les Corses se mettent à reculer et Govou débloque le match de la tête. Paul Le Guen et ses hommes sont virtuellement champions. Malchanceux en première période, Ajaccio parvient pourtant à égaliser contre le cours du jeu par Demont. Comme un symbole, c’est le capitaine lyonnais Claudio Caçapa qui donne le titre aux siens sur un coup de tête en fin de match. Le Brésilien remporte son quatrième titre d’affilée avec l’OL. Lyon, leader depuis la dixième journée, enlève lui son titre le plus facile des quatre.